Les Droits De Lhomme Sont-Ils Universels Dissertation Topics

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Thomas Paine, né le à Thetford en Grande-Bretagne et mort le à New York aux États-Unis, est un intellectuel, pamphlétaire, révolutionnairebritannique, américain et français. Il est connu pour son engagement durant la révolution américaine en faveur de l'indépendance des treize colonies britanniques en Amérique du Nord. Il a exposé ses positions dans un célèbre pamphlet intitulé Le Sens commun, publié quelques mois avant la signature de la Déclaration d’indépendance américaine en 1776.

Ses écrits, parmi lesquels figure Rights of Man (1791), ont également exercé une grande influence sur les acteurs de la Révolution française : il est élu député à l’assemblée nationale en 1792. Considéré par les Montagnards comme un allié des Girondins, il est progressivement mis à l’écart, notamment par Robespierre, puis emprisonné en décembre1793.

Après la Terreur, il est relâché et connaît un certain succès grâce à son livre Le Siècle de la raison (The Age of Reason, 1793-1794) qui analyse le christianisme et milite en faveur du déisme. Dans Agrarian Justice (1795)[1], il analyse les origines du droit de propriété et introduit le concept de revenu de base ou universel, proche du revenu minimum.

Thomas Paine resta en France jusqu’en 1802, période pendant laquelle il critique l’ascension de Napoléon Bonaparte, qualifiant le Premier consul de « charlatan le plus parfait qui eût jamais existé »[2]. Sur l’invitation du président Thomas Jefferson, il revient aux États-Unis où il meurt en 1809 à 72 ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts en Grande-Bretagne[modifier | modifier le code]

Thomas Paine est né en 1737 à Thetford, une bourgade du Norfolk en Angleterre. Son père, Joseph Paine, est quaker et sa mère, Frances Cocke Paine, anglicane. Il grandit dans un milieu rural modeste[3] et quitte l'école à l'âge de douze ans. Sa formation intellectuelle est donc celle d'un autodidacte. Il devient alors apprenti auprès de son père. Il travaille quelque temps comme marchand, puis ouvre une boutique de corsets à Sandwich dans le Kent. Il épouse Mary Lambert le et son commerce fait faillite peu de temps après. Son épouse meurt alors qu'elle est enceinte. Il exerce ensuite plusieurs métiers et déménage souvent (Thetford, Gantham, Alford, Diss, Kensington, Moorfields, Grampound).

En 1767, il exerce la profession de maître d’école à Londres. En 1768, il se fixe à Lewes dans un hôtel du XVe siècle. Le , il épouse, à l’âge de 34 ans, Elizabeth Ollive, la fille de son propriétaire. En 1772, il publie son premier écrit politique The Case of the Officers of Excise, un pamphlet de 21 pages qu’il distribue aux membres du Parlement. Endetté, séparé de son épouse, il rencontre à Londres en septembre 1774 Benjamin Franklin qui le convainc de partir pour les Treize colonies et lui écrit une lettre de recommandation. Il quitte l’Angleterre en octobre et attrape le typhus pendant la traversée de l’Atlantique.

En Amérique[modifier | modifier le code]

Grâce à la lettre de recommandation de Franklin, le libraire Robert Aitken l'engage pour collaborer au lancement du Pennsylvania Magazine[4], journal dont il devient ensuite le rédacteur en chef. Le , il prend parti pour les insurgents américains. Son pamphlet Common Sense (publié anonymement en janvier 1776) remporte un vif succès (environ 500 000 exemplaires en Amérique et en Europe[5]). Il s’agit d’un plaidoyer en faveur de la rupture avec la Grande-Bretagne et l’établissement d’une République. Il aurait inspiré George Washington, Benjamin Rush et John Adams. Aucun autre pamphlet de cette époque ne souleva autant d’enthousiasme parmi les patriotes et d’opposition de la part des loyalistes[6], notamment par James Chalmers. Le Sens commun est souvent considéré comme l’un des déclencheurs de la révolution américaine[3]. Sa forme simple et son style concis et clair en ont fait une arme efficace de propagande[7]. Thomas Paine pense que la révolution américaine aboutira à « la naissance d’un monde nouveau[3]. » Il voit dans le gouvernement un mal nécessaire destiné à brider les vices humains. Mais pour un peuple vertueux comme est le peuple américain, des institutions peu importantes doivent suffire. Il pense que des institutions trop sophistiquées entraveraient la réalisation du bien public[8].

En avril 1776, il quitte la direction du magazine pour se consacrer à répondre aux critiques contre le Common Sense. Il envoie quatre lettres aux journaux de Philadelphie sous le pseudonyme de Le Forestier. Dans la troisième publiée par le Pennsylvania Packet le 22 avril 1776, il montre aux Américains tous les avantages d'être indépendants. L'indépendance procurera le bonheur aux Américains car « c'est une feuille blanche à remplir[9]. » Les Américains sont pour lui un peuple libre et vertueux qui peut s'affranchir du passé. L'idée d'indépendance devient le moyen d'accéder à une vie fondée sur la vertu, idéal suprême de bien des patriotes[9].

Dans The American Crisis (1776-1783), une série de pamphlets dans le prolongement du Sens commun, Thomas Paine encourageait les Américains à résister et à continuer la guerre contre la monarchie anglaise. Le commandant de l’Armée continentale, George Washington, ordonna la lecture de ces pamphlets aux soldats pour leur donner du courage[10]. Thomas Paine assura quelque temps la charge de Secrétaire de la Commission des Affaires étrangères aux États-Unis[3] ; il fut démis de cette fonction parce qu’il avait évoqué les négociations secrètes avec la France dans l’un de ses pamphlets. Cependant, il accompagna John Laurens pendant sa mission en France en 1781. En récompense de ses services, l’État de New York donna à Thomas Paine un domaine à New Rochelle, New York. Il fut également rétribué par la Pennsylvanie et le Congrès américain.

Retour en Grande-Bretagne[modifier | modifier le code]

Revenu en Grande-Bretagne en 1787, il salue avec enthousiasme la Révolution française et, en réplique aux attaques d’Edmund Burke contre celle-ci dans Réflexions sur la Révolution de France, il achève Rights of Man le (publié en 1791-1792), dans lequel il critique la monarchie britannique et propose une réforme de l’impôt. Il est condamné en 1792 et contraint de s’exiler en France[3].

En France[modifier | modifier le code]

Il s’enthousiasme pour la Révolution française et s’engage en faveur de la République. Thomas Paine est proclamé citoyen français[11] le 26 août 1792 et élu député du Pas-de-Calais à la Convention le [3]. Lors du procès de Louis XVI (janvier 1793), il ne vote pas la mort, proposant qu’il soit exilé aux États-Unis, pour deux raisons : Louis XVI a aidé les Insurgents pendant la guerre d’indépendance ; lui-même est opposé à la peine de mort.

Proche des Girondins, d’origine anglaise, alors que l'Angleterre est en guerre contre la France, il est victime de la Terreur ; il est incarcéré le [3] ; durant son séjour en prison, il achève la rédaction du Siècle de la raison, livre dans lequel il exprime sa profession de foi déiste. Il se défend d’être Anglais et en appelle à l’ambassadeur américain Gouverneur Morris, qui ne fait cependant rien pour le faire libérer. Par la suite, Thomas Paine reprochera aussi à George Washington de ne pas être intervenu en sa faveur. Il échappe malgré tout à l'échafaud et est libéré en octobre 1794, après la chute de Robespierre.

En juillet 1795, Thomas Paine est réadmis à la Convention et participe donc aux débats sur la nouvelle Constitution, à l'origine du Directoire ; il est le seul député à s'élever contre le conservatisme du texte, notamment sur la question de la création d'une citoyenneté très restrictive[12].

Lors de l'arrivée au pouvoir de Napoléon Bonaparte en 1799, il espère que celui-ci va diffuser les idéaux révolutionnaires en Europe, notamment dans son pays natal[3]. Mais il déchante en constatant que le Premier consul établit un régime autoritaire.

Paine demeure en France jusqu'à la signature avec l’Angleterre de la paix d'Amiens (25 mars 1802), ce qui lui permet de quitter la France pour rejoindre les États-Unis, à l’invitation de Thomas Jefferson.

Retour aux États-Unis[modifier | modifier le code]

En 1802, Thomas Paine débarque dans un pays agité par les conflits politiques entre fédéralistes et républicains, et dans un contexte de Grand Réveil religieux (Second Great Awakening). Il est attaqué par les fédéralistes qui lui reprochent sa participation à la Révolution française et son amitié avec Thomas Jefferson. Les religieux condamnent les thèses qu’il a développées dans le Siècle de la Raison. En 1804, il collabore à un journal déiste publié à New York[3]. Progressivement isolé, accusé d’athéisme et de radicalisme, Thomas Paine meurt seul dans la pauvreté[3], à l’âge de 72 ans, le 8 juin 1809 à Greenwich Village (New York). Le bâtiment n’existe plus, mais une plaque rappelle que Thomas Paine est mort au 59 Grove Street. Seules six personnes assistèrent à ses funérailles, dont deux Noirs affranchis. Quelques années plus tard, William Cobbett déterra ses restes et les envoya en Angleterre. Mais ils ne trouvèrent jamais de sépulture et restèrent en possession de Cobbett pendant une vingtaine d’années. On ne sait pas exactement où se trouve sa dépouille aujourd’hui.

Une chanson écrite par Bob Dylan en 1967, intitulée As I Went Out One Morning et parue dans l'album John Wesley Harding, fait référence à « Tom » Paine.

Œuvres et pensée[modifier | modifier le code]

  • « Le passage du temps fait plus de convertis que la raison. » (The Common Sense, janvier 1776).
  • Common Sense (Le sens commun, 1776) : exhorte les colons américains à se révolter et à instaurer une République.
  • The American Crisis : 13 textes publiés entre 1776 et 1783 qui complètent le Sens commun[3]. Grand succès.
  • Rights of Man (Les droits de l’homme, 1791-1792) : réponse à Edmund Burke (Réflexions sur la Révolution française, 1790) ; critique le régime anglais.
  • The Age of Reason (Le Siècle de la raison, publié en 1794-1795) : pamphlet contre le christianisme, appel à la révolution religieuse, tolérance et profession de foi déiste.
  • Dissertation sur les premiers principes de gouvernement (1795) : pour le suffrage universel.
  • Agrarian Justice (Justice agraire, publié en 1797[3]) prône un revenu minimum et une forme de communisme[3].
  • Lettres aux citoyens américains (1802 ?).

Bien que non franc-maçon, il est aussi connu pour ses travaux relatifs à la franc-maçonnerie[13] et sa correspondance (lettres à Jefferson dont il était l’ami[3], lettre à George Washington).

La pensée de Thomas Paine a peut-être été influencée par le quakerisme de son père[14]. Thomas Paine a participé à la promotion des droits de l'homme à travers l'organisation de gouvernements nouveaux, ce qui le situe dans la philosophie des Lumières[3],[15]. Favorable à la République, au suffrage universel et au droit de vote, il réfléchit également à la rénovation de la religion et de la société. Il proposa des réformes considérées comme radicales à l’époque comme un revenu minimum et un système d’éducation gratuit. Il était contre la traite des Noirs et l’esclavage, mais n’a pas critiqué les lacunes de la Constitution américaine sur ce thème[3]. Il a écrit un article intitulé « African Slavery in America » publié le 8 mars 1775 dans le Postscript to the Pennsylvania Journal and Weekly Advertiser[16].

Hommages et postérité[modifier | modifier le code]

Abraham Lincoln a lu avec intérêt ses écrits. Thomas Edison le réhabilita comme inventeur.

Thomas Paine est aujourd’hui considéré comme l'un des pères fondateurs des États-Unis. Le philosophe Bertrand Russell rend un hommage appuyé à Thomas Paine dans son livre Why I am not a Christian en consacrant tout un chapitre (8. The Fate of Thomas Paine) au destin de celui-ci, et aux risques encourus à manifester trop d'indépendance d'esprit.

Il existe un musée consacré à Thomas Paine à New Rochelle et sa maison (Thomas Paine Cottage) a été classée National Historic Landmark. Une statue a été érigée sur King Street, à Thetford, son village natal. Elle le représente avec une plume d’oie et son ouvrage Rights of Man. L’université de New York possède également un buste de lui. D’autres statues se trouvent à Morristown, New Jersey, Bordentown, New Jersey, et dans le parc Montsouris à Paris. Une petite rue de Diss porte son nom. À Paris, rue de l'Odéon, une plaque marque l’emplacement où il vécut entre 1797 et 1802. Tous les ans, entre le 4 et le 14 juillet, le conseil municipal de Lewes organise un festival en l’honneur de Thomas Paine.

L'écrivain Manuel Joseph fait référence à Thomas Paine dans son livre Heroes are heroes are heroes (1994) en ces termes : « Thomas Paine a écrit il y a bien des années il y a des / moments des moments / qui mettent à l'épreuve l'âme des hommes ces mots bien connus sont tellement / vrais »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Agrarian Justice, 1795, version traduite par Michel Roudot.
  2. ↑« the completest charlatan that ever existed » dans Henry York, Letters from France, deux volumes (Londres, 1804).
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o et pNathalie Caron, « Thomas Paine et l’éloge des révolutions », Transatlantica, 2006:2 (consulté le 17 février 2008).
  4. ↑Eric Lane, Michael Oreskes, Le Génie de l'Amérique, Odile Jacob, 2008, p. 39.
  5. ↑N. Bacharan, Faut-il avoir peur de l’Amérique ?, 2005, p. 25.
  6. ↑John Keane, Tom Paine: A Political Life, Londres, Bloomsbury, 1995, p. 128.
  7. ↑Pour l'historien Howard Zinn, « il s'agissait de la première défense vigoureuse de l'idée d'indépendance en des termes qui pouvaient être compris par n'importe quel individu sachant lire » dans Une histoire populaire des États-Unis. De 1492 à nos jours, Agone, 2002, p. 85.
  8. ↑Eric Lane, Michael Oreskes, p. 43.
  9. a et bEric Lane, Michael Oreskes, p. 40.
  10. ↑(en)« Thomas Paine. The American Crisis. Philadelphie, Styner and Cist, 1776-77. », Indiana University (consulté le 15 novembre 2007)
  11. ↑de même que Alexander Hamilton et George Washington. cf.Décret du 26 août 1792.
  12. ↑Marc Belissa, Yannick Bosc, Rémi Dalisson, Marc Deleplace, Citoyenneté, République, Démocratie en France 1789-1899, Paris, Ellipses, 2014, I-6 p. 54.
  13. ↑Thomas Paine, De l'origine de la Franc-Maçonnerie, Paris, Patris, 1812, IV-51 p., traduction de Nicolas Bonnevile, rééd. Hachette 1976, disponible sur Gallica, et À L'Orient, 2007, coll. Trait d'union, (en)freemasonry.bcy.ca.
  14. ↑Gregory Claeys, Thomas Paine : Social and Political Thought, 1989, p. 20.
  15. ↑Bernard Cottret, La Révolution américaine : La quête du bonheur 1763-1787, Paris, Perrin, 2003 (ISBN 2-262-01821-9), p. 186.
  16. ↑William M. Van der Weyde (éd.) The Life and Works of Thomas Paine, New York : Thomas Paine National Historical Society, 1925, p. 19-20.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

En français[modifier | modifier le code]

  • Jean Lessay, L'Américain de la Convention, Thomas Paine : professeur de révolutions, Paris, Perrin, 1987, 241 p.
  • Collectif, Thomas Paine, citoyen du monde, Créaphis, 1990, 87 p. (ISBN 2907150170).
  • Thomas Paine, Le Sens commun, Paris, Aubier-Montaigne, coll. bilingue, présentation, traduction Bernard Vincent, 1992, 220 p. (ISBN 2700703340).
  • Thomas Paine, Droits de l'Homme, Traduit de l'Anglais par François Soulès avec des notes et une nouvelle préface de l'auteur. À Paris, chez F. Buisson, Imprimeur-libraire, mai 1791, 240 pp. Facsimilé de la Bibliothèque nationale de France.
  • Bernard Vincent, Thomas Paine ou la religion de la liberté, Paris, Aubier-Montaigne, coll. Biographie, 1992, 404 p. (ISBN 2700726359).
  • Bernard Vincent (dir.), Thomas Paine et la République sans frontières, Nancy, Presses Universitaires de Nancy ; Paris, Ligue des Droits de l’Homme, 1993.
  • Nathalie Caron, Thomas Paine contre l’imposture des prêtres, Paris, L’Harmattan, 1999.
  • Malou Julin, Le Temps de Thomas Paine, Bruxelles, Complexe, 2004, coll. Questions à l’Histoire, 120 p. (ISBN 2870279558).

En anglais[modifier | modifier le code]

  • A. Owen Aldridge, Man of Reason: The Life of Thomas Paine, Lippincott, 1959.
  • A. Owen Aldridge, Thomas Paine's American Ideology, University Press of Delaware, 1984.
  • Bernard Bailyn, « Common Sense », dans Faces of Revolution: Personalities and Themes in the Struggle for American Independence. Alfred A. Knopf, 1990.
  • R.B. Bernstein, « Review Essay: Rediscovering Thomas Paine. », New York Law School Law Review, 1994.
  • Butler, Marilyn, Burke Paine and Godwin and the Revolution Controversy, 1984.
  • Gregory Claeys, Thomas Paine, Social and Political Thought, Unwin Hyman, 1989.
  • Moncure Daniel Conway, The Life of Thomas Paine, 2 vols, G.P. Putnam's Sons, 1892. Vol. 1, Vol. 2, Facsimile.
  • Howard Fast, Citizen Tom Paine, 1946.
  • Eric Foner, Tom Paine and Revolutionary America, Oxford University Press, 1976.
  • Jack Fruchtman, Thomas Paine, Apostle of Freedom, 557 pages, Four Walls, Eight Windows, 1994.
  • David Freeman Hawke, Paine, 1974.
  • Christopher Hitchens, Thomas Paine's "Rights of Man": A Biography, 2006.
  • Robert Ingersoll, « Thomas Paine », dans North American Review, 1892.
  • Gary Kates, « From Liberalism to Radicalism: Tom Paine's Rights of Man », dans Journal of the History of Ideas, p. 569-87, 1989.
  • Harvey J. Kaye, Thomas Paine: Firebrand of Revolution, Green Bay, 160 pages, Oxford University Press, 2000.
  • Harvey J. Kaye, Thomas Paine and the Promise of America, Hill and Wang, 2005.
  • John Keane, Tom Paine: A Political Life, Londres, Bloomsbury, 1995 (ISBN 0747520070).
  • Edward Larkin, Thomas Paine and the Literature of Revolution, Cambridge Univ. Press, 2005.
  • W. J. Linton, Life of Thomas Paine, Kessinger Publishing, 2007, 108 pages (ISBN 0548151245).
  • Brian McCartin, Thomas Paine, Common Sense and Revolutionary Pamphleteering, 2002, PowerPlus Books, New York, Library Binding, 112 pages.
  • Thomas Paine (Eric Foner (éd.)), Writings, Library of America. Contenant Common Sense, les essais American Crisis series, Rights of Man,The Age of Reason,Agrarian Justice, et une sélection d'écrits divers, 1993.
  • Thomas Paine (Philip S. Fomer (éd.)), The Complete Writings of Thomas Paine, 2 volumes, Citadel Press, 1944.
  • David Powell, Tom Paine, The Greatest Exile, Hutchinson, 1985.
  • Bertrand Russell. The Fate of Thomas Paine, 1934.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Maison de Thomas Paine à Lewes.
Statue de Thomas Paine à Thetford (Norfolk).
La maison de Thomas Paine à New Rochelle.

Notes

[1]

Voir notamment Margaret E. Keck, Kathryn Sikkink, Activists Beyond Borders : Advocacy Networks in International Politics, Ithaca, Cornell University Press, 1998 ; M. E. Keck, K. Sikkink, « Transnational Advocacy Networks in International and Regional Politics », International Social Science Journal, 51 (1), 1998, p. 89-101 ; Susan D. Burgerman, « Mobilizing Principles : The Role of Transnational Activists in Promoting Human Rights Principles », Human Rights Quarterly, 20 (4), 1998, p. 905-923.

[2]

Thomas Risse, Stephen C. Ropp, Kathryn Sikkink (eds), The Power of Human Rights : International Norms and Domestic Change, Cambridge, Cambridge University Press, 1999 ; Judith Goldstein, Robert O. Keohane (eds), Ideas and Foreign Policy : Beliefs, Institutions and Political Change, Ithaca, Cornell University Press, 1993.

[3]

Ainsi les critiques formulées par les différents « Watch Committees » (America Watch / Asia Watch / Helsinki Watch) ont-elles souligné des distorsions délibérées dans les comptes rendus annuels publiés par le Département d’État sur la situation des droits de l’homme dans le monde. Cf. The Watch Committees / Lawyers Committee for Human Rights, Critique : A Review of the Department of State’s Country Reports on Human Rights Practices for 1986, Washington, D.C., 1987.

[4]

Herbert Butterfield, The Whig Interpretation of History, New York, Norton, 1965.

[5]

Cette tradition court des critiques utilitaristes de Bentham et matérialistes de Marx jusqu’à celles de Hannah Arendt. Pour une tentative de synthèse, voir Jürgen Habermas, « Human Rights and Popular Sovereignty : The Liberal and Republican Version », Ratio Juris, 7 (1), 1998, p. 1-13 . Sur les conceptions « néoromaines » de la liberté, voir Quentin Skinner, Liberty Before Liberalism, Cambridge, Cambridge University Press, 1998. Le propre du discours « néoromain » sur la liberté est qu’il partage avec le libéralisme un vocabulaire à haute teneur juridique, tout en pensant la liberté politique comme indépendance produite à travers l’exercice actif du gouvernement.

[6]

Voir les travaux de l’école de Cambridge, notamment ceux de Quentin Skinner rassemblés dans James Tully (ed.), Meaning and Context : Quentin Skinner and His Critics, Princeton, Princeton University Press, 1988. Voir aussi J. G. A. Pocock, Virtue, Commerce and History : Essays on Political Thought and History, Cambridge, Cambridge University Press, 1985.

[7]

La prise en compte de ces retraductions est importante si l’on veut éviter de réduire le champ des droits de l’homme à un simple vecteur de stratégies hégémoniques (ce qu’il est aussi) et si l’on veut comprendre les contraintes spécifiques qu’il impose aux divers acteurs qui l’investissent ou, pour reprendre l’expression de Bourdieu, « l’indice de réfraction » qui lui est propre.

[8]

Sur cette notion de « concepts litigieux », voir W. E. Connelly, The Terms of Political Discourse, Princeton, Princeton University Press, 1983.

[9]

Q. Skinner, Foundations of Modern Political Thought, vol. 1, « The Renaissance », Cambridge, Cambridge University Press, 1978, p. xii-xiii.

[10]

Q. Skinner, « Analysis of Political Thought and Action », dans James Tully (ed.), Meaning and Context : Quentin Skinner and His Critics, Princeton, Princeton University Press, 1988, p. 112. Voir aussi, sur le même problème et dans le même volume, Q. Skinner, « Language and Social Change ».

[11]

On peut, rétrospectivement, affirmer que les droits de l’homme n’ont jamais été rien d’autre que la mise en forme d’une controverse aussi vieille qu’eux, opposant l’idée de droits universels à celle de droits positifs. Cf. Conor Gearty, Can Human Rights Survive ? Hamlyn Lectures Series, Cambridge, Cambridge University Press, 2006.

[12]

Le domaine que nous étudions ici est circonscrit au cas américain – et par conséquent tout à fait spécifique. Pour une comparaison avec l’émergence d’un champ européen des droits de l’homme, voir Mikael R. Madsen, « L’émergence d’un champ des droits de l’homme dans les pays européens : enjeux professionnels et stratégies d’État au carrefour du droit et de la politique », thèse de doctorat, EHESS, juin 2005, Paris. Il faudrait ensuite étudier les effets croisés de la circulation internationale des professionnels des droits de l’homme sur l’évolution des doctrines et des pratiques institutionnelles, travail qui déborde très largement le cadre de cet article.

[13]

Sur les juristes des droits de l’homme, voir Yves Dezalay, Bryant G. Garth, La mondialisation des guerres de palais, Paris, Le Seuil, 2002 (en particulier les chapitres 4 et 8). Sur Amnesty, cf. Jonathan Power, Like Water on Stone : The Story of Amnesty International, Londres, Penguin, 2001.

[14]

La politique des droits de l’homme de l’administration Carter s’inscrit en effet dans le cadre de la détente, tandis que l’amendement Jackson-Vanik de 1974, considéré comme une mesure pionnière dans le domaine des droits de l’homme, visait surtout l’URSS et, accessoirement, la Chine, dans la mesure où il sanctionnait les politiques restrictives d’émigration des pays dotés d’économies socialistes.

[15]

Voir l’ouvrage récent de Judy Kutulas, The American Civil Liberties Union and the Making of Modern Liberalism, 1930-1960, Chapel Hill, The University of North Carolina Press, 2006.

[16]

John Kelly Damico, « From Civil Rights to Human Rights : The Career of Patricia M. Derian », Ph. D. dissertation, Mississippi State University, 1999 ; Aryeh Neier, Taking Liberties : Four Decades in the Struggle for Rights, New York, Public Affairs, 2003.

[17]

C’est en effet Roger Baldwin, fondateur et premier directeur de l’ACLU (1920), qui fonde en 1942 la Ligue internationale des droits de l’homme, en grande partie parce qu’il ne parvient pas à convaincre les membres du Board d’étendre les activités de l’ACLU au domaine international. Cf. Robert C. Cottrell, Roger Nash Baldwin and the American Civil Liberties Union, New York, Columbia University Press, 2000.

[18]

Source : Congressional Directory, 96th Congress, 1st Session, Washington D.C., Government Printing Office, 1979, p. 465.

[19]

Sur la dialectique entre les intérêts nationaux et ceux d’un milieu transnational structuré autour du droit, voir Antoine Vauchez, Olivier Sachriste, « Les “bons offices” du droit international : la constitution d’une autorité non politique dans le concert diplomatique des années 1920 », Critique internationale, 26, janvier 2005, p. 101-117. Il faudrait d’ailleurs analyser le rôle des émigrés dans la structuration du mouvement pour les droits de l’homme. A. Neier (ACLU, Human Rights Watch, et aujourd’hui Open Society Foundation), par exemple, et Frank Sieverts (qui fut chargé des réfugiés au Bureau des droits de l’homme du Département d’État), sont tous deux des réfugiés dont les parents ont fui le nazisme.

[20]

La doctrine « pure » du droit s’est construite autour d’une « relativisation du concept d’État » dérivant de la suprématie normative du droit international. Cf. Hans Kelsen, Introduction to the Problems of Legal Theory, Oxford, Oxford University Press, 2002 [1934].

[21]

Richard Falk, Human Rights and State Sovereignty, New York, Holmes and Meier, 1981, p. 7.

[22]

Cf. A. Glenn Mower, Jr,

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